En marge de la célébration de la fête nationale française ce 14 juillet , l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’exagone en République démocratique du Congo a organisé, le samedi 12 juillet, une réception à sa résidence à Kinshasa.
Plusieurs personnalités œuvrant dans différents secteurs y ont été conviées. Dans son discours, le diplomate français a souligné l’intérêt que les deux pays ont pour cheminer ensemble dans un monde en »recomposition ».
»Dans notre monde en recomposition, nous jouons dans le même camp, dans cette coupe de la mondialisation, nous avons intérêt à jouer dans la même équipe. Et le premier de ses intérêts c’est la paix à l’Est du pays, la fin d’une guerre qui n’a que trop duré et égendré trop de souffrances. C’est une plaie dans le respect dans le respect de l’intégrité territoriale de la RDC et la restauration de son autorité dans tout son territoire », a-t-il déclaré.
Paraphrasant le Presidént Français Emmanuel Macron, l’ambassadeur a souligné que pour son pays il ne peut avoir deux poids deux mesures sur le plan international sur le soutien de la France dans la résolution des crises dans tous les pays.
»On ne peut défendre l’intégrité territoriale de l’Ukraine victime d’une agression non provoquée si on ne défend pas celle de la RDC », a-t-il ajouté.
À l’en croire, la France se dresse contre tout recours à la force :
« Face aux tentatives de recours à la force , la France comme la RDC , l’Europe comme l’Afrique doivent être protégé par le respect de la charte de nations unies et la sanction de ceux qui la viole. La paix à l’Est de la RDC est indispensable à la réalisation du projet panafricain et l’intégration continentale », a martelé Rémi Maréchaux.
Dans ce contexte, l’ambassadeur de France en RDC a salué la signature le 27 juin dernier à Washington de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda .
»Je renouvelle le plein soutien de la France à sa mise en œuvre et à son approfondissement par des accords complémentaires. Il s’agit d’une première étape décidé . Il s’agit d’une réelle opportunité pour parvenir à une paix durable », a-t-il dit d’un ton ferme .
Au-delà des questions de sécurité, Rémi Maréchaux a également évoqué les priorités économiques et écologiques communes, notamment :
Le projet du barrage d’Inga 3, soutenu par la France, pour renforcer la production énergétique ;
La lutte contre la déforestation, avec un engagement accru de l’Agence française de développement (AFD), dont les financements annuels en RDC ont quadruplé en cinq ans (200 millions d’euros) ;
L’exploitation et la transformation des minerais critiques, essentiels à la transition énergétique mondiale.
Par ailleurs, l’ambassadeur de la France en RDC a rappelé les liens humains et culturels unissant les deux pays, notamment grâce à la diaspora congolaise en France (près de 300 000 personnes) et à l’influence des artistes congolais sur la scène urbaine française.
Rachel Kitsita








