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Cadastre minier : 600 titres, 38 000 carrés récupérés et 25 millions USD générés en un semestre, fruit des réformes de l’équipe dirigeante

Le Directeur général du Cadastre minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga, a présenté, le jeudi 7 août 2025, les résultats et réformes majeures engagées depuis sa prise de fonctions, lors d’un café de presse à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

Entouré du président du Conseil d’administration, Crespin Mbidule, et du directeur général adjoint, Jacques Muyumba, le DG Mabolia a insisté sur le bilan du premier semestre 2025, qu’il qualifie de « dynamique et porteur de résultats ».

Parmi les avancées phares figure l’assainissement du fichier cadastral minier, lancé en 2023 et intensifié cette année. Cette opération a permis à l’État congolais de récupérer près de 600 titres miniers et de carrières, représentant environ 38 000 carrés miniers, soit plus de 30 000 km².

« En 2025, nous observons une reprise dans le Lualaba et le Haut-Katanga, avec une augmentation de 7 % des titres de recherche. Nous avons suspendu l’octroi de droits dans les zones rouges (zones de conflit), conformément aux directives du ministère. Le portail camis.cd permet à tous d’accéder en temps réel aux informations sur les permis, y compris leur géolocalisation. Les certificats miniers sont désormais dotés d’un QR code, en collaboration avec la Banque centrale, pour lutter contre la fraude », a détaillé le Directeur général du CAMI.

Autre innovation : le recours prochain aux drones, via un appel d’offres lancé le 11 juillet, pour améliorer la cartographie et la délimitation des sites miniers.

Les efforts d’assainissement et de régulation portent leurs fruits. En 2025, le CAMI a déjà généré 25 millions USD rien qu’en droits superficiels, selon son DG. Un chiffre amené à grimper, notamment grâce à deux paiements récents de poids lourds du secteur : la Gécamines et la société Cobalt.

En outre, l’ex-immeuble Sabena est désormais un actif du Cadastre minier, une illustration concrète du regain de dynamisme de l’institution.

Longtemps épineuse, la question de la gestion des retraites a enfin trouvé une réponse. Un partenariat avec la société Rawsur, signé en accord avec les syndicats, a permis de mettre en place un système de pension flexible, assurant le paiement effectif des indemnités de départ aux agents du CAMI.

Mechack Wabeno

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