Lors de la 56ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le vendredi 29 août 2025 à la Cité de l’Union africaine, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a réaffirmé son engagement de faire de l’agriculture une priorité dans la stratégie de développement national de la RDC.
Selon le compte-rendu de cette réunion, le Président de la République a fait savoir qu’il est impératif pour le pays de rompre avec sa dépendance aux ressources minières pour exploiter pleinement le potentiel de ses terres fertiles. Celles-ci peuvent non seulement garantir l’autosuffisance alimentaire, mais également créer des milliers d’emplois, notamment pour les jeunes.
« Nous avons trop longtemps compté sur nos ressources minières, alors que notre terre fertile peut nous donner l’abondance, créer des milliers d’emplois et éradiquer à jamais l’insuffisance alimentaire », a déclaré le Président Tshisekedi.
Il a également insisté sur la nécessité de cultiver davantage pour mettre fin aux importations excessives, réduire l’exportation des matières premières non transformées, atteindre la sécurité alimentaire et valoriser les immenses potentialités agricoles du pays.
« Nous devons cultiver et parachever l’écosystème agricole », a-t-il martelé.
À en croire le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, le Président de la République a appelé à la révision de la loi portant principes fondamentaux de l’agriculture, afin de l’adapter aux exigences des investisseurs, et d’y intégrer les innovations techniques et financières nécessaires.
L’objectif est d’accélérer la mise en œuvre des mesures d’accompagnement, de renforcer les capacités des producteurs, et d’améliorer la compétitivité du secteur agricole.
Félix Tshisekedi a en outre souligné le rôle stratégique de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomique (INERA). Il a souhaité que cet institut soit doté de moyens financiers suffisants pour renforcer la recherche et l’innovation, en particulier dans les filières prioritaires telles que le manioc, le maïs, le riz, l’huile de palme et les cultures maraîchères.
Le gouvernement, à travers le ministre de l’Agriculture, a été instruit de parachever l’écosystème agricole national et de garantir le financement de l’INERA, afin d’assurer le succès de la campagne agricole 2025-2026, lancée jeudi dernier. Cette campagne s’inscrit dans la stratégie présidentielle de « révolution agricole agressive ».
Mechack Wabeno








