Le monde entier célèbre chaque 31 juillet la Journée internationale de la femme africaine. À Goma, dans le Nord-Kivu, une centaine de femmes ont célébré cette journée autour du thème : « La participation de la femme dans la résolution des conflits par la non-violence active ».
Ces femmes ont profité de cette journée pour revendiquer le retour de la paix dans l’Est du pays, sans armes ni effusion de sang.
Fatiguées par près de trente ans de conflits armés dans l’Est de la République démocratique du Congo, ces femmes ont exprimé leur ras-le-bol et leur soif de vivre dans un environnement apaisé.
« Le plus grand message que nous avons, c’est que les femmes ont besoin de paix, une paix durable par la non-violence. Nous disons donc : il faut faire taire les armes. Nous sommes fatiguées du bain de sang. Et ce qui est grave, c’est que nous ne connaissons pas réellement la vraie cause de cette guerre qui se répète sans fin », a déclaré Rachel Mululu, présidente de l’association Femmes Unies pour le Développement Endogène et Intégral (FUDEI), organisatrice de cette Table pour la Paix.
Ces femmes ont invité toutes les parties prenantes, politiques, communautaires et institutionnelles, à se rassembler autour d’une même table pour discuter exclusivement de la paix.
« Nous ne pouvons pas continuer à être divisées : femmes de l’Est, de l’Ouest, du Nord ou du Sud. Le Congo reste un et indivisible. Nous appelons ainsi tous les acteurs, toutes les autorités, à se réunir pour parler de paix, et rien que de paix », a insisté la présidente de FUDEI.
En guise d’engagement, les femmes présentes ont promis d’être des actrices de paix, en œuvrant au quotidien pour le vivre-ensemble et la cohésion dans leurs communautés respectives.
La rédaction








