L’Inspection Générale des Finances (IGF) a soufflé, ce mercredi 17 septembre, sur sa 38ᵉ bougie à l’occasion d’une cérémonie organisée au salon Congo du Pullman Hôtel de Kinshasa, en présence de plusieurs personnalités, dont le vice-premier ministre en charge du Budget.
Dans son discours, l’inspecteur général chef de service Christophe Bitasimwa est revenu sur le chemin parcouru par l’institution.
Il a indiqué que malgré les aléas du parcours et même des crocs-en-jambe de détourneurs qui se sont sentis coincés par le travail de l’IGF, et qui ont tout fait pour que l’IGF disparaisse, l’Inspection Générale des Finances vit et continuera de vivre jusqu’à l’instauration de la bonne gouvernance, comme prônée par le Président de la République, Félix Tshisekedi.
Ce service supérieur de contrôle des finances publiques a présenté un plan stratégique qui trace la vision de l’IGF à l’horizon 2028. Un document qui se veut une boussole pour renforcer davantage la mission de contrôle, de transparence et de bonne gouvernance financière en République Démocratique du Congo.
Dans ce plan, l’IGF a opté pour un contrôle systémique, en lieu et place du contrôle a priori et a posteriori, qui ont, selon le patron de l’IGF, montré leurs faiblesses par l’absence d’un système de contrôle interne dans les institutions contrôlées, des missions permanentes de longue durée, des coûts des interventions, mais aussi le faible effet d’entraînement en termes de modification des pratiques de gestion.
Pour l’IGF, le contrôle systémique, c’est de maintenir les contrôles a priori et a posteriori dans l’optique de cerner les causes de l’inefficacité des systèmes. À travers ce nouveau mode de contrôle, qui ne s’oppose pas aux deux autres contrôles, l’IGF veut être une institution d’intelligence et d’intervention pour la transformation de la gouvernance financière de l’État ou des services, dans l’intérêt général de la RDC.
L’autre moment fort de cette célébration : la décoration de plusieurs inspecteurs généraux des finances admis à la retraite pour leur dévouement et leur contribution remarquable au rayonnement de l’institution.
Créé en 1987, l’Inspection Générale des Finances (IGF) est un service spécialisé de la Présidence de la République, chargé du contrôle et de l’audit de la gestion des finances publiques. Elle joue un rôle essentiel dans la lutte contre la corruption et le gaspillage des ressources publiques.
Josué Bengbazo








