Longtemps connue comme une simple brousse perdue dans les savanes du Haut-Lomami, Kaniama Kasese change de visage. Aujourd’hui, ce site symbolise la renaissance congolaise à travers le Service national.
C’est sur ce site qu’est sortie de terre Mandala City, une cité moderne dont les menuisiers et autres ouvriers ne sont autres que des ex-kulunas, ces jeunes délinquants de Kinshasa et d’autres villes, autrefois craints dans les rues. Sous la supervision du commandant du Service national, ils ont troqué la violence contre la discipline, la rue contre le travail.
Le projet en lui-même impressionne. Mandala City comprend des villas modernes totalisant 72 chambres, un hôpital ultramoderne dont les travaux sont achevés, une grande salle de conférence, des terrains de sport, et même un bureau symbolique du Chef de l’État en tant que commandant suprême des Forces armées et du Service national.
»Son bureau est grand. Étant donné que c’est un campagnard, même s’il vient en campagne, n’oublions pas que c’est le commandant suprême », a déclaré le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik.
Et d’ajouter :
»Ça, c’est la salle du Conseil des ministres. Toutes sortes de réunions pourront s’y tenir. C’est très vaste et ce sera très beau, je vous jure. Kaniama Kasese devient de plus en plus attrayante : nous recevons de plus en plus de visiteurs de marque, à commencer par le Président de la République, notre commandant suprême. Nous anticipons déjà et nous nous disons : si jamais il arrivait ici et disait “je veux tenir une réunion”, il le ferait où ? Dans une tente ? Dans de vieux bâtiments ? Non, il faut quand même lui créer les conditions. Il est le commandant suprême du Service national ».
À terme, la cité comptera des espaces verts, des écoles techniques et des logements pour les familles du personnel. Les équipements de l’hôpital, déjà arrivés à Lubumbashi, devraient être installés dans les prochaines semaines.
Mais Kaniama Kasese, ce n’est pas que du béton. C’est aussi un centre agro-pastoral en pleine croissance. À son arrivée à la tête du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik n’y avait trouvé que quatre têtes de bétail. Aujourd’hui, le site en compte plus de 6 000, et l’objectif est d’en atteindre 10 000 d’ici 2026.
Josué Bengbazo








