En cette Journée mondiale de l’alimentation, célébrée chaque 16 octobre à travers le monde, l’organisation non gouvernementale “Mapendo” (qui signifie amour en swahili) s’illustre une fois de plus comme un acteur clé de la solidarité alimentaire à Kinshasa.
Créée en pleine crise du coronavirus en 2020, la banque alimentaire Mapendo s’est donné pour mission de recueillir, stocker et redistribuer les denrées alimentairesaux personnes vulnérables, notamment les orphelins, les veuves et les familles démunies. Cinq ans plus tard, l’initiative citoyenne s’impose comme un modèle de générosité et de résilience communautaire.
« L’alimentation saine est un droit fondamental pour chaque être humain, pas un privilège », a rappelé Régis Ngudie, chargé de communication de Mapendo, lors d’un échange avec la presse.
« À travers notre action, nous voulons non seulement nourrir ceux qui ont faim, mais aussi lutter contre le gaspillage alimentaire. », a-t-il déclaré.
Selon Grâce Kapinga, responsable administrative de l’organisation, plus de 5 tonnes de denrées ont déjà été collectées et redistribuées à près de 1 000 bénéficiaires dans la capitale congolaise. « Nous travaillons main dans la main avec les orphelinats et les structures communautaires pour que chaque don ait un réel impact », a-t-elle ajouté.
Cette année, le thème retenu par la FAO pour la Journée mondiale de l’alimentation « Main dans la main pour un monde meilleur et durable sur le plan alimentaire » trouve un écho particulier dans l’engagement de Mapendo. L’organisation prouve qu’une solidarité locale bien organisée peut devenir une réponse puissante aux défis mondiaux de la faim et de la précarité.
Dans un contexte marqué par l’inflation et la hausse du coût de la vie, la démarche de Mapendo rappelle qu’au-delà des politiques publiques, la mobilisation citoyenne demeure un levier essentiel pour garantir à chacun le droit fondamental de se nourrir dignement.








