La première édition de la Semaine nationale du climat s’est clôturée le jeudi 30 octobre à Kinshasa, lors d’une cérémonie solennelle présidée par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka.
Représentant le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, en déplacement à Paris, la cheffe du gouvernement a salué cette initiative qui vise à mobiliser tous les acteurs nationaux autour des enjeux environnementaux et à consolider le leadership de la République démocratique du Congo (RDC) sur la scène climatique internationale.
Organisé par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, cet événement de quatre jours a réuni un panel d’experts, de diplomates, de partenaires techniques et financiers, ainsi que les ministres provinciaux de l’Environnement des 26 provinces du pays.
La Première ministre Judith Suminwa a salué le travail accompli et a plaidé pour la pérennisation de cette Semaine nationale du climat, qui pourrait devenir une tradition annuelle.
Elle a pris acte des recommandations et réaffirmé la détermination du gouvernement à les traduire en actions concrètes, promettant une coopération accrue avec les partenaires internationaux et une mobilisation budgétaire nationale.
Pour sa part, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, a exprimé sa solidarité envers les populations de l’Est de la RDC.
« Je voudrais ici vous témoigner de notre pensée solidaire à nos compatriotes de l’Est du pays, victimes des conflits injustes qui nous sont imposés. Leur résilience, accompagnée de nos prières quotidiennes, inspire la dignité et l’honneur à toute la République », a-t-elle déclaré.
Le cœur de cette semaine a résidé dans des ateliers thématiques qui ont débouché sur l’adoption de dix recommandations majeures. Présentées solennellement à la Première ministre, elles dessinent une feuille de route ambitieuse pour l’action climatique de la RDC.
Parmi les priorités, il y a notamment :
1. La création d’un cadre national de concertation technique pour impulser une transition vers une économie verte et bleue, génératrice d’emplois durables ;
2. La promotion accrue des énergies renouvelables dans les zones rurales et périurbaines, afin de réduire la pression exercée sur les ressources forestières ;
3. Le renforcement des alliances internationales stratégiques pour la protection des écosystèmes et la solidarité climatique entre les nations ;
4. Le renforcement et la consolidation des alliances internationales stratégiques en faveur de la protection des écosystèmes, du développement durable et de la solidarité climatique entre les nations ; et
5. Le lancement et l’accélération de la réalisation du projet Couloir vert Kivu-Kinshasa, symbole de la connexion écologique et du développement durable entre l’Est du pays et la partie Ouest, en passant par le Centre.
La ministre de l’Environnement a réaffirmé la volonté de son portefeuille de doter la RDC des moyens nécessaires pour concrétiser les programmes de reboisement, de préservation et de restauration des écosystèmes.
« Grâce à votre engagement, nous pourrons matérialiser les programmes du Chef de l’État et bâtir une économie écologique et durable », a-t-elle insisté.
Cette première édition marque une étape décisive dans la préparation de la RDC pour la COP30. En se positionnant comme « pays-solution », la RDC entend capitaliser sur sa richesse écologique, notamment son statut de deuxième poumon vert de la planète, pour en faire un levier de développement national et un argument de poids dans les négociations climatiques internationales.
Mushiya
Semaine Nationale du Climat : la RDC trace sa voie vers la COP30 et veut assumer son rôle de « pays-solution »
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