La condamnation à 30 ans de réclusion criminelle de Roger Lumbala, ancien chef rebelle, en France pour des crimes commis en Ituri, en République démocratique du Congo (RDC), doit servir d’exemple à d’autres criminels que l’impunité ne dure pas éternellement, a dit l’un des membres de la partie civile joint par Actu30.cd, ce lundi 15 décembre.
« Ce procès avait aussi un caractère pédagogique et d’exemplarité. Ce verdict est un avertissement à d’autres criminels, aux seigneurs de guerre qui tuent, violent et commettent des exactions sommaires, que l’impunité ne dure pas éternellement », a dit Bienvenue Ukek, coordonnateur de l’ONG Justice Plus basée en Ituri, et l’un des témoins à charge de l’ancien député national.
Et d’ajouter : « Ce procès a mis fin à l’impunité. Roger Lumbala se croyait au-dessus de tout, il se croyait au-dessus de la justice congolaise, et voilà, la justice française l’a saisi. Cette condamnation n’enlève pas les douleurs subies, mais c’est une victoire pour des milliers de victimes des exactions commises par les hommes qui étaient à ses ordres ».
Il sied de noter que Roger Lumbala a été condamné ce lundi par la justice française à 30 ans de réclusion criminelle assorties d’une interdiction définitive d’entrée sur le sol français. Il a été reconnu coupable de complicité des crimes contre l’humanité commis par ses soldats en 2002-2003 en République démocratique du Congo.
Josué Bengbazo








