Dans un communiqué publié ce jeudi 18 décembre, la cellule de communication du ministère des Mines a formellement démenti les informations relayées par certains médias et sur les réseaux sociaux faisant état de prétendues irrégularités dans le cadre du marché relatif à la cartographie géophysique et géologique nationale.
À en croire ce document, le ministère précise que le projet « s’inscrit dans la continuité d’un programme stratégique initié depuis plusieurs années, conformément aux lois et règlements en vigueur en République démocratique du Congo ».
Selon le ministère des Mines, le contrat relatif à la cartographie géophysique aéroportée et géologique a été initialement signé en 2017 avec la société Xcalibur. Deux avenants ont ensuite été conclus, respectivement en 2019 et en 2022, afin d’assurer la poursuite du programme.
L’extension actuelle du projet, précise la cellule de communication, a été dictée par l’intérêt supérieur de la nation. Le Gouvernement a ainsi opté pour la conclusion d’un nouveau contrat, plutôt que pour un simple avenant, afin de se conformer strictement à la loi sur les marchés publics et à ses mesures d’application.
Le ministère insiste sur le fait qu’il ne s’agit ni d’un nouveau projet ni d’une attribution discrétionnaire, mais bien de « la phase B d’un programme initial, prenant en compte les résultats de la phase A et exécutée par le même fournisseur, pour des raisons de cohérence technique et scientifique ».
Le Gouvernement congolais souligne la nécessité pour la RDC de disposer de données scientifiques fiables, complètes et certifiées sur l’ensemble de son territoire. Ce programme vise notamment à connaître le potentiel réel du sous-sol congolais ; renforcer la planification et la transparence du secteur minier ; attirer des investissements responsables ; garantir la souveraineté économique nationale.
Le contrat couvre, selon le ministère, des activités indissociables et stratégiques, notamment la géophysique aéroportée, la géochimie, la géologie, la formation des cadres nationaux ainsi que la certification des minerais, éléments essentiels pour la traçabilité et la valorisation des ressources minières du pays.
Mushiya








