En mission humanitaire en Tanzanie après le Burundi, la ministre d’Etat, ministre des affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale, Eve BAZAIBA s’est rendue, mardi 13 janvier, au camp Nyarugusu à Kigoma, province tanzanienne frontalière à la RDC.
Ce camp ouvert depuis 30 ans aujourd’hui n’accueillait que des congolais jusqu’à 2015 où il a été élargi aux autres populations dont celle du Burundi.
Selon les statistiques du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le site compte environ 174 000 réfugiés dont 86.918 congolais contre 45 346 burundais et 96 autres réfugiés des pays divers.
« Le camp compte 21.660 enfants dont l’âge varie entre 0 et 5 ans. 30.950, de 0 à 18 ans, ce qui fait un total de 52600 enfants. 27487 sont recensés comme étant des adultes dont l’âge varie entre 19 et 45 ans. Les adultes à 45 ans sont recensés à 6831 » Souligne le HCR .
La prise en charge de ces déplacés est sujette aux enormes difficultés énormes, en raison de la réduction drastique du financement. Certains partenaires se sont carrément retirés, parmi lesquels les États-Unis d’Amérique.
« Le budget alloué au camp est passé de 75 % à 65 %. Conséquence; insuffisance alimentaire , difficulté d’offrir de soins de santé approfondi (ce qui entraîne des morts faute de soins ). Autre conséquence; l’éducation qui régresse de plus en plus », précise HCR .
Cette année, si rien n’est fait, il y a risque que les autorités locales ne soient en mesure d’organiser la session de l’Examen d’Etat. Le retour volontaire et progressif des réfugiés congolais est encouragé par les autorités Tanzaniennes .
Rachel Kitsita , depuis Kigoma en Tanzanie








