Pris pour cible après avoir officié la finale disputée entre le Maroc et le Sénégal, le 18 janvier dernier à Rabat, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala fait face à une vague d’attaques venues de l’étranger, mais aussi, et surtout, de certains Congolais. Une situation qui suscite indignation et interrogation sur le sens du patriotisme.
En tant que Congolaise, Douce Lubambo a apporté son soutien total et sans réserve à l’arbitre congolais ayant officié lors de cette finale au Maroc, aujourd’hui victime d’attaques jugées aussi injustifiées qu’inacceptables.
À l’en croire, il est profondément regrettable de constater que, trop souvent, des Congolais semblent prêts à défendre tout le monde, sauf l’un des nôtres. Douce Lubambo déplore cette attitude récurrente des Congolais consistant, selon elle, à défendre tout le monde sauf les siens.
Elle s’étonne de voir que lorsque certains Sénégalais s’en prennent à l’arbitre congolais, des Congolais se hâtent d’en rajouter. Et lorsque des Marocains l’attaquent à leur tour, ce sont encore des Congolais qui relaient et amplifient ces propos déplacés.
Que gagnons-nous dans cette attitude ?
Le Sénégal a remporté la coupe. Le Maroc a terminé deuxième. Et nous, Congolais, que faisons-nous ? s’est-elle interrogée.
Pour Douce Lubambo, cette posture pose une véritable question de patriotisme. Elle s’interroge également sur le sens d’un tel comportement face à l’héritage de Patrice Lumumba et sur l’intérêt d’offrir aux adversaires l’occasion de diviser les Congolais.
Elle appelle enfin à une remise en question collective et exhorte les Congolais à mettre fin à des comportements qui, selon elle, ne les honorent pas, tout en apprenant à défendre leurs talents lorsqu’ils portent haut les couleurs du pays.
Rachel Kitsita








