L’humanité a commémoré, le mardi 10 février 2026, la Journée internationale de l’épilepsie. À Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, les données statistiques sont alarmantes.
Interrogé par Actu30.cd à ce sujet, l’infirmier neuropsychiatre Vianney Basabose révèle que, pour l’année 2025, le Centre neuropsychiatrique de Goma a reçu 2 565 cas d’épilepsie, ce qui prouve que cette maladie est bien réelle.
À l’en croire, l’épilepsie est une maladie chronique, non contagieuse, qui n’a rien à voir avec la sorcellerie ou les mauvais sorts, et dont près de 70 % des patients peuvent être traités avec succès s’ils consultent tôt. Parmi les causes de cette maladie, il a évoqué des pathologies ayant un impact sur le cerveau.
« Dans la population, plusieurs disent que l’épilepsie est liée à la sorcellerie ou aux mauvais esprits, mais non. L’épilepsie a des causes, bien que toutes ne soient pas encore connues. Il y a, par exemple, ceux qui ont fait un accident vasculaire cérébral (AVC) : ils peuvent rester avec comme séquelle l’épilepsie, mais pas tout le monde. Il y a aussi les infections qui touchent le cerveau, comme la méningite, une inflammation au niveau de l’encéphale, ou encore des accidents de circulation conduisant à un traumatisme crânio-encéphalique, qui peuvent laisser comme conséquence des crises épileptiques… », a-t-il fait savoir.
L’infirmier Basabose a également martelé qu’il faut adopter un comportement responsable face à un malade faisant une crise épileptique : ne pas le fuir, mais lui apporter assistance en le plaçant dans un endroit sécurisé, lui laisser de l’air, l’éloigner de tout objet dangereux et, après la crise, l’amener dans une structure sanitaire, sans surtout tenter d’arrêter ses mouvements pendant la crise.
La Rédaction








