Une nouvelle épidémie de maladie à virus Ebola a été confirmée dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, selon le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), qui alerte sur un risque élevé de propagation régionale.
Les premières analyses réalisées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ont confirmé la présence du virus Ebola dans 13 des 20 échantillons testés. Les autorités sanitaires précisent toutefois qu’il ne s’agirait pas de la souche Zaïre, la plus fréquemment impliquée dans les grandes épidémies en RDC. Le séquençage est en cours afin d’identifier précisément la variante du virus, avec des résultats attendus dans les prochaines 24 heures.
La situation épidémiologique fait état de plus de 240 cas suspects et de 65 décès, principalement enregistrés dans les zones de santé de Mongwalu et Rwampara. Quelques cas suspects ont également été signalés à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, où les équipes de surveillance poursuivent les investigations.
Les autorités sanitaires s’inquiètent du risque de diffusion, dans un contexte marqué par la forte mobilité des populations liée aux activités minières, ainsi que par l’insécurité persistante dans certaines zones. La proximité avec les frontières de l’Ouganda et du Soudan du Sud accroît également le risque de transmission transfrontalière.
Face à cette situation, l’Africa CDC a convoqué une réunion d’urgence réunissant les autorités sanitaires de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud, ainsi que plusieurs partenaires internationaux, dont l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF.
Les discussions portent sur le renforcement de la surveillance épidémiologique, la coordination des laboratoires, la prise en charge des cas, la prévention et le contrôle des infections, ainsi que la communication des risques auprès des communautés.
Mechack Wabeno








