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Kasindi : les commissionnaires en douane démentent toute responsabilité de la DGDA dans la nouvelle taxe contestée‎


La suspension des activités à la frontière de Kasindi-Lubiriha continue de susciter des réactions au sein des opérateurs économiques, sur fond de tensions liées à l’introduction de nouvelles perceptions fiscales dans le système Sydonia.

‎Dans une déclaration faite à Actu30.cd, l’Association congolaise des commissionnaires agréés en douane (ACCAD) Nord-Kivu a tenu à clarifier sa position et à dénoncer ce qu’elle qualifie de manipulation de l’opinion publique.

‎Son président provincial, Eugène Kakule Matembela, a affirmé que la mobilisation observée sur le terrain par les opérateurs économiques, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et la société civile relève d’une démarche communautaire visant la défense des intérêts des populations, et non d’intérêts individuels.

‎Il a rejeté par ailleurs les accusations visant le directeur provincial de la DGDA Nord-Kivu, Kayembe Ngindu Paul, présenté dans certains messages comme l’initiateur des nouvelles taxes. Selon lui, aucun agent de la douane ne dispose du pouvoir de créer ou d’introduire une taxe.

‎Il a rappelé que toutes les taxes intégrées dans le système Sydonia sont décidées par le gouvernement central, à travers des arrêtés ministériels ou des ordonnances, la DGDA n’étant qu’un service d’exécution.

‎Selon l’ACCAD Nord-Kivu, trois principales mesures fiscales ont été récemment intégrées dans le système Sydonia et sont à l’origine de la paralysie des activités à la frontière :
‎-la taxe sur la promotion de la santé, instaurée par le ministère de la Santé
‎la taxe de contrôle toxique, également décidée par le ministère de la Santé;
‎- le prix moyen frontalier (PMF) sur les produits pétroliers, relevant des ministères des Hydrocarbures et de l’Économie

‎Eugène Kakule Matembela insiste sur le rôle strictement exécutif des services douaniers locaux. Selon lui, ceux-ci appliquent les décisions du gouvernement central et transmettent les préoccupations de terrain à leur hiérarchie.

‎Il a indiqué enfin que les réactions et ajustements éventuels face à ces mesures doivent provenir des autorités compétentes au niveau national.

Anderson Shada Djuma/Beni

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