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Kinshasa : le parti de Kabund prévient pour la ville morte du 3 juin, « terrasse, boîte de nuit, transport, rien ne va marcher »



L’Alliance pour le Changement (A.Ch), parti de l’opposant Jean-Marc Kabund, a appelé ses militants et sympathisants à observer strictement la journée « ville morte » décrétée par la coalition C64 le 3 juin prochain pour protester contre le projet de révision constitutionnelle.

‎L’appel a été lancé ce samedi 30 mai à Kinshasa lors d’une matinée politique animée par les cadres du parti. Prenant la parole devant les militants, le secrétaire général adjoint de l’A.Ch, Boniface Makobo, a exhorté la population à rester à domicile afin de garantir le succès de cette mobilisation.

‎Dans un discours particulièrement musclé, il a averti que les personnes qui ne respecteraient pas le mot d’ordre pourraient être considérées comme appartenant au « camp des lépreux » et s’exposer à des représailles.

‎« Mercredi tous restez à la maison. Si tu as ton véhicule garde-le à la maison, mais aussi ta santé parce que si on vous croise en route, vous serez considérés comme appartenant au camp des lépreux et vous serez corrigés », a-t-il déclaré devant les militants.

‎Le cadre de l’A.Ch a insisté sur la nécessité d’une mobilisation massive pour faire échec à ce que son parti considère comme une tentative de modification de l’ordre constitutionnel actuel.

‎Poursuivant son intervention, Boniface Makobo a assuré que plusieurs secteurs seraient paralysés lors de cette journée de protestation.

‎« Terrasse, boîte de nuit, transport, rien ne va fonctionner ce jour-là. Le mercredi c’est la première action, mais plusieurs autres actions suivent pour contrer le pouvoir qui veut changer la Constitution », a-t-il affirmé.

‎Cette initiative s’inscrit dans la campagne de mobilisation lancée par les plateformes de l’opposition regroupées au sein de C64, qui dénoncent un projet de révision constitutionnelle qu’elles jugent inopportun.

‎La majorité présidentielle, de son côté, rejette ces accusations et soutient que toute éventuelle réforme institutionnelle devra se faire dans le respect des mécanismes démocratiques et des aspirations du peuple congolais.

James Mushiya

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