Le Bureau de l’Assemblée provinciale a dénoncé ce mardi 12 mai une « tentative de déstabilisation » de l’institution, à la suite d’incidents survenus aux premières heures de la matinée.
La déclaration a été lue par le Rapporteur adjoint Guylain Panzu Tsasa Mangovo, à l’issue d’une réunion du Bureau dirigée par le Vice-président Pierre Kabangu Nsalambi.
Le Bureau accuse la Police nationale congolaise au Kongo Central d’avoir tenté, vers 4 heures du matin, de retirer les gardes affectés aux membres du Bureau et d’empêcher l’accès au siège de l’Assemblée.
La situation est revenue au calme après l’intervention du Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, permettant la reprise normale des activités de l’institution.
Le Bureau dit s’inscrire dans les orientations du Chef de l’État sur la stabilité des institutions provinciales et rappelle son attachement au respect du moratoire instauré par le gouvernement central.
Tout en dénonçant une tentative d’ingérence dans le fonctionnement de l’Assemblée, l’institution affirme rester ouverte à la collaboration avec l’exécutif provincial pour le développement du Kongo Central.
Sur le plan juridique, le Bureau s’appuie sur l’article 95 de la loi organique pour justifier sa position concernant l’arrêt de la Cour constitutionnelle réhabilitant l’Honorable Mantezolo. Selon lui, une décision de justice ne produit ses effets qu’après notification officielle aux parties concernées. À ce jour, aucune notification n’aurait été reçue, maintenant ainsi la suspension en cours.
Malgré ce contexte, la plénière prévue ce mercredi 13 mai est maintenue sous la présidence de Victor Nsuami. À l’ordre du jour figure l’examen du réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation visant le gouverneur de province, un dossier sensible pouvant ouvrir la voie à d’éventuelles poursuites contre l’exécutif provincial.
Andy Martyn’s Lelo/Matadi








