La coordination territoriale de la société civile de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, a rendu public ce jeudi 14 mai son rapport de monitoring sur la situation sécuritaire dans cette partie du pays, sous occupation de l’AFC-M23, couvrant les faits enregistrés depuis le 1er avril 2026.
Le document, parvenu à Actu30.cd, fait état d’au moins 16 cas de meurtres de civils dans plusieurs agglomérations, notamment à Sake, Remeka, Lushebere, Bweremana, Kwibira et d’autres localités, sans compter le lourd bilan humain lié aux explosions survenues le 7 mai dernier dans la cité de Mushaki.
En plus de ces chiffres, la société civile rapporte plus de 300 cas de maisons cambriolées, obligeant parfois plusieurs familles à quitter leurs domiciles le soir, par crainte d’attaques attribuées à des groupes armés qui, au-delà des pillages, blesseraient également plusieurs personnes lors de leurs incursions à l’arme blanche et à feu, indique la structure citoyenne.
Pour la même période, la société civile évoque également le déplacement forcé de plus de 40 000 habitants du groupement, à la suite des affrontements ayant même entraîné la perturbation des examens d’État hors session dans cette zone.
Face à cette situation jugée grave, la société civile exige notamment :
- Le rétablissement urgent de la paix et de la sécurité ;
- L’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir toutes les responsabilités de ces violences ;
- Une assistance humanitaire urgente et globale en faveur des populations déplacées internes et des retournés ; et,
- Le respect strict du droit international humanitaire.
Ce rapport met une nouvelle fois en lumière la fragilité persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
La Rédaction








