Lors du briefing presse animé le lundi 18 mai animé par le ministre de la Communication et porte parole du gouvernement, le VPM de la fonction publique Jean Pierre Lihau a présenté, un état des lieux détaillé de l’administration publique.
Il était question de présenter plusieurs indicateurs liés aux réformes engagées dans l’administration publique congolaise, mais aussi présenter l’initiative : « la Fonction publique en chiffres ».
Le VPM de la fonction publique a d’abord dévoilé les résultats du contrôle biométrique des agents de l’État. Selon les chiffres communiqués, près de 1 480 000 agents étaient initialement recensés dans les fichiers de l’administration publique. Après une première vérification administrative, ce nombre a été réduit à 1 425 000 agents.
Jean-Pierre Liha a indiqué que les opérations de certification biométrique ont ensuite permis d’identifier officiellement 677 000 fonctionnaires actifs.
À l’en croire, cette réduction importante des effectifs s’explique par la découverte de plusieurs irrégularités dans les fichiers de paie, notamment des doublons, des agents fictifs et diverses incohérences administratives. Il a affirmé ainsi vouloir assainir davantage l’administration publique afin de garantir une gestion plus rigoureuse des ressources humaines et financières de l’État.
Le Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau a également évoqué les avancées enregistrées dans la gestion des carrières des agents publics. Selon lui, 68 659 fonctionnaires ont bénéficié d’une promotion depuis 2021, tandis que le salaire moyen dans la Fonction publique varie actuellement entre 125 000 FC et 516 000 FC.
Il a ensuite révélé qu’à partir de l’année prochaine le gouvernement la rémunération sera faite en fonction du travail pas des matricules.
« À partir de 2027, on ne rémunérera plus les matricules, mais le travail accompli », a déclaré Jean-Pierre Lihau.
À travers cette réforme, l’exécutif congolais ambitionne de mettre fin au système basé uniquement sur le matricule administratif, afin d’instaurer une administration davantage axée sur la performance, le mérite et le rendement des agents publics.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de recruter désormais selon les besoins réels de l’État.
« L’État recrute selon les besoins réels. Et l’État ne peut employer que des personnes compétentes », a-t-il affirmé.
Le gouvernement entend poursuivre la modernisation de l’administration publique et renforcer l’efficacité des services de l’État en République démocratique du Congo.
James Mushiya








