La Direction Générale des Impôts (DGI) a organisé ce mardi 26 mai à Kinshasa, une matinée fiscale dédiée à la corporation de l’Ordre des Médecins et Chirurgiens-dentistes de la République démocratique du Congo. Au cœur des échanges, les explications pratiques sur les réformes liées à l’Impôt sur les Sociétés (IS) et à l’Impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (IRPP).
Cette séance de sensibilisation a également permis d’aborder plusieurs innovations engagées par l’administration fiscale congolaise, notamment la Facture normalisée, l’utilisation des Dispositifs Électroniques Fiscaux (DEF) ainsi que les nouvelles procédures de traçabilité des opérations commerciales.
Prenant la parole devant les participants, le chef de division de la Direction des Services de Communication (DESCOM) de la DGI a insisté sur l’importance d’une approche pédagogique dans l’accompagnement des contribuables face aux mutations du système fiscal congolais.
« Nous ne nous tenons pas devant vous pour parler de la lombalgie ou névralgie, mais pour vous parler un tout petit peu de la transformation ou de la mutation de l’environnement fiscal tel qu’il est dans notre pays. On n’amène pas une seringue fiscale pour vous faire mal, mais nous amenons plutôt une approche pédagogique et des partenariats. D’ailleurs, même s’il y avait une seringue, vous nous dites toujours que le mal que la seringue occasionne, c’est pour amener la guérison, c’est pour amener la bonne santé. Donc nous signons avec vous un partenariat par rapport à la consolidation dont la DGI est en train de s’employer pour ces réformes », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « Il faudrait que chaque corporation, dans le cadre de l’exercice de ses fonctions, puisse appréhender ces réformes dans le sens des avantages, des bienfaits, mais aussi à cultiver le civisme fiscal dont nous voulons aboutir. Parce qu’ici, il y a l’équité fiscale, mais aussi ça permet à chaque citoyen, à chaque individu, de pouvoir s’approprier, de pouvoir être fier que vous faites, c’est pour donner de la bonne santé à la population et à partir de cette bonne santé que tout le monde œuvre, travaille afin de pouvoir amener notre pays au niveau des autres où nous voulons toujours aller ».
Le responsable de la DESCOM a également invité les professionnels de santé à s’impliquer davantage dans les discussions autour des réformes fiscales afin de contribuer à leur amélioration.
« Vos préoccupations serviront notamment aux experts qui sont ici avec nous, qui sont pratiquement les artisans de cette loi que nous allons passer en revue pour que de vos préoccupations, nous puissions échanger et étudier la pertinence, notamment dans le sens de la modification ou de l’aménagement de la loi, afin que ça soit portable pour tout le monde », a-t-il poursuivi.
De son côté, la Présidente nationale de l’Ordre des Médecins et Chirurgiens-dentistes en RDC, le Docteur Brigitte Banza Mwamba, a salué l’initiative de la DGI qu’elle considère comme une opportunité de formation et de vulgarisation des obligations fiscales auprès des professionnels de santé.
« Nous avons participé à la matinée fiscale de la DGI qui nous a parlé de l’IS, qui est l’impôt des sociétés, et l’IRPP, l’impôt sur le revenu des personnes physiques. Pour nous, d’abord, nous avons été formés, informés et ça nous a permis de voir à quoi sert l’impôt et par rapport à notre profession. Cet impôt servira à quoi ? Est-ce une obligation ? Est-ce un devoir ? Tout cela a été abordé par des experts, ça a été bénéfique pour nous », a-t-elle souligné.
Avant de poursuivre : « Je tiens d’abord à féliciter l’équipe qui a organisé cette matinée et plus particulièrement les responsables de la DGI, d’avoir pensé à informer les chirurgiens-dentistes et au-delà des chirurgiens-dentistes, c’est d’autres catégories. D’abord, si nous partons des chirurgiens-dentistes, tout le monde n’était pas là. Ce n’est qu’un échantillon qui pourra porter l’information aux autres. Et ensuite, chacun aura amené l’information ailleurs et nous allons atteindre plusieurs personnes ».
À travers ces matinées fiscales, la DGI entend renforcer le civisme fiscal et rapprocher davantage l’administration fiscale des différentes corporations professionnelles du pays. Ces cadres d’échange visent notamment à vulgariser les nouvelles réformes, former les contribuables et accompagner les entreprises ainsi que les professionnels dans l’accomplissement de leurs obligations fiscales.
James Mushiya








