Le réseau Francophone de la régulation des télécommunications a tenu son 23e séminaire à Kinshasa, du 27 au 28 avril 2026, autour du thème : « le partage des infrastructures télécoms comme levier d’un développement équilibré de la connectivité, conciliant concurrence, innovation et qualité de service ».
Au cours de cette grande rencontre des autorités de régulation des pays francophones, la société Helios Towers RDC, au travers de son directeur régional et directeur général Maixent Bekangba, est intervenue dans un panel sur la question : « quels impacts des modes de partage d’infrastructures mobiles sur la concurrence ? »
Maixent Bekangba a rappelé que cette entreprise d’infrastructures télécoms possède près de 3000 tours, couvrant près de 32 millions de personnes. Il a expliqué que les TowerCos contribuent à la réduction des coûts de déploiement et d’exploitation, à la mutualisation des infrastructures et à l’amélioration de la couverture et de la qualité de service.
Les autres avantages sont également l’accélération du déploiement des services mobiles, la réduction de la duplication des équipements et la diminution de l’empreinte environnementale. Les Towercos, a-t-il ajouté, permettent aux opérateurs de se concentrer sur les services aux clients.

Helios Towers RDC spécialisé dans la construction, la gestion et le partage de tours de téléphonie mobile héberge quasiment tous les operateurs en mode colocation, favorisant ainsi l’accélération du développement numérique et l’extension de la couverture réseau dans les zones urbaines et rurales.
Lors de ce séminaire, il est apparu que des préalables sont nécessaires du côté des institutions publiques afin de permettre la contribution optimale des TowerCos dans l’accélération de la connectivité. Parmi les préalables, un cadre réglementaire garantissant la sécurité et la liberté contractuelles, la facilitation de l’accès à l’électricité, ainsi que l’accompagnement d’une transition vers les énergies propres.
Selon Maixent Bekangba, Helios Towers est engagée à accélérer la connectivité en RDC et à contribuer à la réalisation de la vision du chef de l’État, DRC Nation 2030. Pour y parvenir, l’entreprise continuera à investir et à innover, tout en appelant à un soutien des autorités autour de leviers clés : l’accès à une énergie fiable, la sécurité des infrastructures et des investissements, un cadre réglementaire stable et la promotion du partage d’infrastructures.
Il faut noter que ce panel était également composé de Rihab Rabbaj, analyste chez Cullen International, Ousman Ndiaye de l’ARTP (Sénégal), et Patrick Mpenge, en charge des réseaux fixes et mobiles chez Vodacom RDC. Ils ont tour à tour parlé de l’expérience internationale en matière de partage d’infrastructures et des expériences pratiques, tant du point de vue du régulateur que des opérateurs mobiles.
Corneille Lubaki








