La ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaiba Masudi, a ouvert, le vendredi 3 juillet 2026 un atelier consacré à l’état des lieux du Secrétariat général aux Affaires sociales.
L’objectif est d’évaluer le fonctionnement de l’administration, d’identifier les difficultés auxquelles sont confrontés les différents services et de proposer des réformes susceptibles d’améliorer les performances du secteur.
Cette première journée de travaux a été marquée par les présentations successives des différentes directions du Secrétariat général. Chaque chef de division a exposé les missions de son service, les activités réalisées, les actions en attente ainsi que les principaux obstacles rencontrés dans l’exercice de ses fonctions.
Prenant la parole, Ève Bazaiba a expliqué que cette démarche répond à la nécessité de disposer d’un diagnostic précis avant d’engager des réformes en profondeur.
« C’est pour faire ce que nous avons dit : l’atelier de l’état des lieux du Secrétariat général des Affaires sociales. Avant de bien avancer, il faut faire l’état des lieux de toutes les directions, parce que lorsque j’essaie de pousser le véhicule, je sens qu’il y a une résistance », a-t-elle déclaré.
Selon la ministre Ève Bazaiba, près d’une année après sa prise de fonctions, il est indispensable de comprendre les causes des lourdeurs administratives.
« L’état des lieux permettra d’identifier les forces du Secrétariat général, les dysfonctionnements à corriger ainsi que les ressources à mobiliser », a-t-elle expliqué.
Plusieurs directions ont dénoncé un manque chronique de financement. Certains services n’ont reçu aucun budget de fonctionnement depuis plusieurs années, notamment la Direction chargée de la protection de l’enfant depuis 2018.
La ministre des affaires sociales a également évoqué la situation de la Direction en charge des personnes du troisième âge, confrontée aux mêmes difficultés. Elle a aussi dénoncé la spoliation de certains patrimoines immobiliers appartenant aux Affaires sociales.
À l’issue de cet exercice, un rapport global sera transmis à la Première ministre et au Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique pour des réformes.
James Mushiya








