Au cours d’une conférence de presse organisée ce mardi 05 mars 2019, le président de l’association congolaise pour l’accès à la justice n’est pas allé par le dos de la cuillère pour condamner les pressions dont font l’objet les juges des contentieux électoraux
« L’ACAJ détient plusieurs éléments fiables qui établissent que les juges sont sous pression pour statuer sur les requêtes en violation du droit. Parmi les présumés figures, certains hauts magistrats, certains hauts responsables de la CENI, les chefs de regroupements et partis politiques, les hauts magistrats, des chefs des cours d’appel », indique Me Georges Kapiamba.
Pour être plus précis, le président de l’ACAJ cite quelques exemples.
« À la cour d’appel de Tshikapa, le 1er président bloque dans son bureau depuis le 20 février 2019, toutes les décisions prises par les différentes chambres en matière de contentieux électoral, car il dit attendre les instructions de son chef hiérarchique c’est-à-dire le premier président de la Cour de cassation, mais aussi il a tenté de faire rendre les décisions après qu’elles aient été changées dans le sens qu’il veut », explique-t-il.
A Kinshasa, l’ACAJ souligne avoir reçu aussi plusieurs preuves qui établissent que les juges des Cours d’appel et les membres de la Cour constitutionnelle ont reçu des pressions par les membres de la CENI qui prétextent être les seuls à calculer le seuil qui doit permettre au candidat de revendiquer un siège au Parlement provincial ou national.
L’ACAJ appelle le premier président du Conseil d’État d’engager en urgence une concertation avec le premier président de la Cour de cassation afin de régler cette question d’autorité à établir sur les magistrats qui ont en charge l’analyse et le traitement des contentieux électoraux et que les mécanismes soient pris pour assurer leurs protections
Rachel KITSITA








