Devant la presse ce vendredi 8 mai à Kinshasa, Martin Fayulu a rejeté en bloc l’idée d’un probable troisième mandat de Félix Tshisekedi, même si celui-ci serait soutenu par le peuple.
Pour Martin Fayulu, le peuple ne peut pas être instrumentalisé pour détruire ses propres garanties constitutionnelles.
« Puis vient l’argument ultime : le référendum. On nous dit : “Le peuple décidera”. Mais le peuple ne peut pas être instrumentalisé pour détruire ses propres garanties constitutionnelles. L’article 220 de notre Constitution n’est pas une disposition comme les autres. C’est une clause de protection. Une digue contre les abus. Un verrou constitutionnel posé par le peuple pour préserver la démocratie, l’alternance, les libertés et l’équilibre des pouvoirs », a-t-il déclaré.
Pour cet opposant, le mécanisme proposé par le député Ngondankoy constitue une porte dérobée destinée à permettre ce que la Constitution interdit formellement.
« Si nous acceptons cela aujourd’hui, alors demain il suffira d’invoquer une crise pour modifier les règles fondamentales de la République », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Martin Fayulu a appelé la population et les leaders d’opinion à défendre l’esprit et la lettre de la loi fondamentale, notamment les principes de limitation du pouvoir, de protection des libertés, de respect de la souveraineté du peuple et d’alternance démocratique.
Josué Bengbazo








