La Commission défense et sécurité à l’Assemblée Nationale s’est réunie vendredi à Kinshasa pour examiner la situation sécuritaire du pays après les manifestations du 9 juillet 2020 contre l’entérinement de Ronsard Malonda à la tête de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
À travers un communiqué dont une copie est parvenue à Actu-30.info, elle dit avoir constaté que certains leaders des partis politiques ont fait appel à leurs militants à « prendre les armes pour faire valoir leurs droits ».
Tout en condamnant les morts et dégâts enregistrés lors de ces manifestations, la Commission défense et sécurité de la chambre basse du Parlement appelle les instances judiciaires à engager des poursuites contre les auteurs des actes de violence.
« La Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale condamne les appels à la distribution et à l’usage des armes par certaines formations politiques, invite la justice à se saisir de tous les cas infractionnels, d’en établir les responsabilités et d’ordonner les poursuites, appelle tout le peuple congolais pour la sauvegarde de l’unité et de la cohésion nationale chèrement acquises », peut on lire dans ledit communiqué
Le bilan de ces manifestations établi par la Police Nationale Congolaise (PNC) fait état de 2 morts et une trentaine de blessés.
Cependant, l’UDPS/Tshisekedi, dans son communiqué daté du vendredi 10 juillet dernier, parle de 6 morts, 92 blessés et 115 arrestations. Elle rend responsable entre autre, le gouvernement de la République des actes de violence signalés lors de la marche anti-Malonda.
Fidèle Kitsa








