Dans une interview accordée à Actu30.cd, le mercredi 19 janvier 2022, à Kinshasa, le président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), Georges Kapiamba, a fait savoir que l’adhésion de Willy Bakonga, ex-ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST), à l’Union sacrée n’empêchera pas la justice de l’entendre sur des faits qui lui sont reprochés.
« Nous n’avons rien à voir avec son adhésion à un parti politique de son choix. Ça ne changera pas notre opinion ou notre exigence en ce qui concerne la nécessité ou l’urgence pour que le Parquet l’entende par rapport aux faits qui lui étaient reprochés dans le rapport de l’Inspection générale des finances, où il serait impliqué dans le détournement des fonds publics au ministère de l’EPST », a-t-il déclaré.
Pour lui, les adhésions à l’Union sacrée ne doivent pas être une manière de blanchir qui que ce soit.
« Nous exigeons que les dispositions soient prises au niveau de la justice pour que tous les frais pour lesquels il était condamné de transfert illicite des devises à l’étranger, pourqu’il soit contraint à tout payer. Parce que, pour nous, les adhésions à l’Union sacrée ne doivent pas être une manière de blanchir qui que ce soit. Surtout les personnes qui sont soit soupçonnées ou condamnées des faits de corruption ou de détournements publics ou blanchiment de capitaux », a soutenu le président de l’ACAJ.
Pour rappel, l’ancien ministre de l’EPST, Willy Bakonga, libéré suite à une grâce présidentielle, a tourné le dos au Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). En effet, il a annoncé, lundi, son adhésion à l’Union sacrée de la Nation.
Jäel Moloway








