Les journées sociales 2024 organisées par le Centre d’études pour l’action sociale (CEPAS) ont été clôturées, vendredi 21 juin 2024, à Kinshasa, en RD-Congo, sur une note de satisfaction.
Ces assises de 3 jours ont réuni des membres de la société civile, des partis politiques de la majorité et de l’opposition, des mouvements citoyens et des universités du pays autour du thème : « Raviver le rêve démocratique en RDC ».
D’après le père Alain Nzadi-à-Nzadi, directeur du CEPAS, dans les échanges, les participants ont identifié quelques points problématiques liés aux cycles électoraux passés qui nécessitent amélioration, afin de raviver le rêve démocratique au pays.
« Puisque les élections jouent un rôle crucial dans la vitalité d’une démocratie, nous avons identifié les points d’attention qui ont jonché les différents cycles électoraux congolais pour que ceux-ci cessent d’être un simple exercice de mascara, vide de contenu éthique et cachant des combines hideuses.
Ces points d’attention, nous les avons nommés : indépendance largement déficitaire de la structure en charge des opérations électorales et de toutes celles intervenant dans le contentieux électoral, manque de transparence criant, méfiance dans le système électoral, ruse constante avec les règles du jeu en tentant toujours de les concocter selon la taille des gouvernants, instrumentalisation de la société civile et de la population dans son ensemble, népotisme, coterie, corruption (…) et j’en passe », a-t-il révélé dans son discours.
Plusieurs résolutions ont été prises par les participants pour pallier ces problèmes. Ils s’agit de :
- Renforcer la participation citoyenne entre deux élections, car la démocratie ne se limite pas au cycle électoral ;
- Raviver les valeurs et les normes démocratiques, le respect de la justice sociale ;
- Rappeler la responsabilité collective pour un engagement citoyen plus efficace ;
- Rendre le ministère de l’Intérieur responsable de l’organisation des élections à travers ses organes techniques ;
- Mener une action pour que la bancarisation des fonds alloués à la CENI permette une meilleure traçabilité des décaissements ;
- Lancer un plaidoyer pour que la CENI soit gérée par les agents de carrière de service et non par les politiques ;
- Supprimer le parrainage du président de la CENI par les confessions religieuses ;
- Supprimer la désignation au profit d’un processus de recrutement des membres de la CENI par un panel d’experts ;
- Supprimer purement et simplement la pratique de la suppléance et ;
- Interdire le vagabondage des postes pour décourager les cumulards.
Le directeur du CEPAS a souligné que « ces recommandations sont appelées à devenir des avenues possibles des plaidoyers à entreprendre pour le bien de la nation ».
James Arjoun M.








