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RDC : « L’ENVOL ne s’ecrit pas dans les initiatives qui concourent à désigner un porte-parole de l’opposition face à un pouvoir issu d’un bracage électoral » (Porte-parole)

Le parti politique ENVOL de Delly Sesanga fait savoir qu’il ne s’ecrit pas dans les initiatives qui concourent à désigner un porte-parole de l’opposition face au pouvoir de Félix Tshisekedi.

Dans une déclaration faite à Kinshasa, mercredi, à l’issue d’une réunion du Comité national, cette formation politique indique que, « dans l’état actuel de ravalement des institutions et d’affaissement moral et politique de la démocratie, la stature institutionnelle de l’opposition reste une voie inopérante pour faire entendre la voie de la population meurtrie, rivée à la misère sociale, privée de liberté et livrée à l’insécurité ».

« Face à la gravité de la faillite de la démocratie, crucifiée par I’usurpation du droit de vote par le régime actuel, I’ENVOL s’engage dans la voie de I’opposition démocratique hors institutions. Par conséquent, l’ENVOL ne s’ecrit pas dans les initiatives qui concourent à désigner un porte-parole de l’opposition face à un pouvoir issu d’un bracage électoral », a déclaré Rodrigue Ramazani, porte-parole de ce parti politique.

Réagissant à la polémique sur les émoluments des députés nationaux, maïtre Rodrigue Ramazani a rappelé que la loi n°11/011 du 13 juillet 2011 relative aux finances publiques, dans son article 5, pose le principe de l’annualité du budget de l’État qui court de 1er janvier au 31 décembre, tel qu’adopté par l’Assemblée nationale le 24 octobre 2023 et promulgué par le président de la République le 10 décembre de la
même année. Ce budget fixe la rémunération des députés à hauteur de 33.000 dollars américains, contrairement aux chiffres avancés par le président de l’Assemblée nationale.

Dans cette même déclaration, le parti ENVOL dénonce la détention de l’activiste Gloria SenghaSengha, enlevée le 17 mai dernier. Ce parti condamne aussi les recours systématiques du pouvoir de Félix Tshisekedi à des méthodes rétrogrades et exige sa libération sans condition.

À noter que le poste de porte-parole de l’opposition est prévu dans la loi portant statut de l’opposition et que cette dernière n’a jamais réussi à le faire appliquer depuis 2007.

Josué Bengbazo

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