Lors de son discours d’ouverture de la session ordinaire de septembre, Vital Kamerhe a réagi aux pétitions contre certains membres du bureau de la Chambre basse, dont sa propre présidence.
Le speaker de la Chambre basse du Parlement a tenu à rassurer l’opinion publique et ses collègues parlementaires, tout en appelant à la sérénité.
« En raison de quelques malentendus certainement alimentés par une communication insuffisante et peu fluide plutôt que par la mauvaise foi ou une volonté de nuire, un groupe de collègues députés a porté une série de pétitions contre certains membres du bureau, y compris ma propre présidence », a déclaré Vital Kamerhe.
S’il reconnaît le caractère légitime de cette initiative parlementaire, l’ancien directeur de cabinet du chef de l’État a tenu à relativiser l’ampleur du débat.
« Il s’agit d’un exercice parlementaire légitime qui témoigne de la vitalité de notre démocratie et qui ne devrait pas s’engouffrer dans de vraies polémiques chronophages », a-t-il insisté.
Le président de l’Assemblée nationale a rappelé que plusieurs des préoccupations soulevées par les députés avaient déjà trouvé des réponses concrètes grâce au travail engagé ces dernières semaines.
Selon lui, la gestion des priorités nationales, notamment la restauration de la paix et de l’autorité de l’État, le renforcement du pouvoir d’achat des Congolais et l’amélioration des services sociaux de base, doit rester la ligne directrice de l’action parlementaire.
« Le peuple que nous représentons attend de nous une action motivée par l’unique désir de répondre à ses priorités », a-t-il martelé.
Vital Kamerhe a également révélé que des consultations avaient été entamées au sein de la conférence des présidents, avec la participation des différentes commissions et structures spécialisées. Ces échanges, placés sous le signe de la transparence, ont permis d’aplanir de nombreuses équivoques et de garantir, selon lui, une rentrée parlementaire « apaisée ».
« Ces processus ont permis de constater des avancées notables dans la prise en charge des préoccupations soulevées, notamment en rapport avec l’organisation des élections », a-t-il ajouté.
En conclusion, le président de la Chambre basse a invité ses collègues députés à privilégier l’intérêt du peuple plutôt que les querelles internes, affirmant que l’Assemblée nationale doit rester un cadre de cohésion et de travail constructif.
Il faut rappeler que des élus ont initié des pétitions contre des membres du bureau de l’Assemblée nationale, et que plusieurs signatures ont déjà été enregistrées par les élus nationaux.
James Mushiya








