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Assemblée nationale : Aimé Boji Sangara une fois élu, va remettre de l’ordre au sein du Bureau



Le député Aimé Boji Sangara a officiellement déposé, le jeudi 6 novembre sa candidature à la présidence de l’Assemblée nationale pour le compte de l’Union sacrée de la nation.

‎Si élection de l’ex ministre du Budget se concretise, il héritera d’un Bureau où la confusion des rôles et la centralisation du pouvoir ont trop longtemps fragilisé le bon fonctionnement de l’institution.

‎Ces derniers mois, plusieurs députés et observateurs ont pointé du doigt une gestion déséquilibrée de la Chambre basse : des décisions prises sans concertation, des chevauchements d’attributions et une tendance à la concentration de toutes les responsabilités entre les mains d’un seul pôle. Résultat : le Bureau fonctionne plus comme une structure individuelle que collégiale, ce qui va à l’encontre de l’esprit même de la gouvernance parlementaire.

‎Un député estime que s’il est élu, Aimé Boji sera attendu sur une réforme de fond : redéfinir clairement les rôles et les attributions de chaque membre du Bureau, du premier vice-président au questeur, en passant par les rapporteurs. L’objectif a-t-il dit, est simple, mais essentiel : restaurer la discipline institutionnelle, garantir une répartition équitable des responsabilités et éviter les ingérences qui freinent la bonne marche des travaux parlementaires.

‎« Le Bureau ne peut fonctionner efficacement que si chaque membre connaît et respecte son domaine de compétence », a ndiqué un député proche du dossier. À en croire cet élu du peuple, si cette approche, défendue par plusieurs élus, vise à redonner à l’Assemblée nationale son équilibre interne et à renforcer sa crédibilité vis-à-vis du peuple.

‎Par ailleurs, la même source révèle que grâce à sa rigueur et sa méthode, Aimé Boji pourrait incarner ce retour à l’ordre et à la transparence. Mais les attentes sont grandes : il devra prouver qu’il peut transformer une institution souvent perçue comme désordonnée en une véritable machine parlementaire, où chaque membre du Bureau joue pleinement son rôle.

‎Le pays attend désormais de voir si sa candidature marquera le début d’une nouvelle ère à l’Assemblée nationale, celle d’un Bureau responsable, ordonné et efficace.

‎Josué Bengbazo

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