Le député d’opposition Gratien Iracan a exprimé son mécontentement après le rejet par le Conseil d’État de son recours suite à l’invalidation de sa candidature au poste de rapporteure adjointe de l’Assemblée nationale, un poste réservé à l’opposition parlementaire.
»On ne pouvait pas cautionner cette violation grave contre la pratique démocratique. Face à cette décision, nous, de l’opposition, en tant que non-élus, avons contesté. J’ai dû saisir le Conseil d’État en annulation de cette décision, mais aussi en référé-suspension. Ce qui s’est passé depuis hier, et à la fin de compte, le Conseil d’État a donné sa position. Il m’a reproché en fait de ne pas avoir pu formuler une lettre de recours à l’Assemblée nationale. C’est ainsi qu’il a validé le rapport de la commission qui s’est statué sur les candidatures », a-t-il indiqué.
Et d’ajouter : »Je respecte le Conseil d’État. En tant qu’opposant républicain, je ne préfère pas bloquer la machine, parce que je pouvais encore lancer la machine, ça pouvait encore payer. J’ai dû écouter le conseil des gens qui voulaient encore que les choses avancent, notamment le budget qui est primordial ».
Pour cet élu de l’Ituri, ce qui s’est passé à la chambre basse du Parlement est tout sauf une élection démocratique.
»Nous sommes en train d’assister à un soi-disant vote, mais moi je pense que ce n’est pas un vote. Pour parler d’un vote, il faut qu’il y ait au moins deux candidats. Considérer qu’aujourd’hui il n’existe plus d’opposition parlementaire. Ensemble pour la République est devenu l’allié du pouvoir parce qu’ils sont allés chercher le poste à l’Union sacrée de la nation’‘, a-t-il déclaré.
Il sied de noter que la députée Clotilde Mutita est la candidate unique de l’opposition à ce poste, qui revient de droit à l’opposition parlementaire.
Josué Bengbazo








