Dans le cadre des 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre, Cuso International, via son programme Talents Pluriels, a organisé le vendredi 12 décembre 2025 à Kinshasa une journée de sensibilisation à l’Université William Booth. L’initiative a réuni étudiants, experts et responsables universitaires pour réfléchir aux dangers des violences numériques et aux moyens de les prévenir.
Sarah Kashika, responsable GESI chez Cuso International, a ouvert la séance en présentant les différentes formes de violences basées sur le genre, allant du cyberharcèlement à la diffusion non consentie d’images intimes, en passant par le deepfake ou les discriminations liées à l’identité de genre.
Elle a expliqué que, malgré leur caractère virtuel, ces violences ont des effets très concrets sur la vie des victimes, touchant leur santé mentale, leur parcours académique et leur intégration sociale.
Une experte chargée de former les étudiants a ensuite détaillé les mécanismes de soutien pour les victimes, notamment l’accompagnement psychologique et les démarches de signalement.
Elle a insisté sur la responsabilité collective, rappelant que les jeunes hommes sont souvent à l’origine de la diffusion d’images intimes ou de chantages numériques. Les étudiants ont été invités à réfléchir avant de partager des contenus sensibles et à soutenir leurs camarades victimes.
Grace Balu, président des étudiants de l’Université William Booth, s’est réjouie de cette initiative.
« Dans nos universités, ces violences existent et restent souvent ignorées. Cette séance permet de mieux informer les étudiants, de leur faire connaître leurs droits et de les aider à agir contre ce fléau. », a-t-il déclaré
Cette action s’inscrit dans un programme plus large mené par Cuso International, qui a organisé des activités similaires dans plusieurs universités et instituts supérieurs de Kinshasa, notamment l’UPC et l’ISTA, ainsi que dans différentes organisations de jeunes.
L’objectif était de sensibiliser la jeunesse, promouvoir le respect et la solidarité, et renforcer les mécanismes de protection contre toutes les formes de violences basées sur le genre.








