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Forum provincial sur la paix : l’appel solennel d’Aimé Boji pour protéger le peuple de Beni



Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a ouvert ce lundi 23 février, le forum provincial sur la paix, dans une ville meurtrie par des années de violences attribuées aux Allied Democratic Forces (ADF). Autorités locales, représentants de la société civile et acteurs sécuritaires sont réunis pour réfléchir aux voies et moyens de mettre un terme à l’insécurité persistante dans la région.

‎Dans son discours d’ouverture, le président de la Chambre basse du Parlement a délivré un message de résilience :

‎« Nous ne sommes pas dans une ville vaincue mais une ville debout », a-t-il déclaré.

‎Il a insisté sur la complexité de la menace que représente le groupe armé :

‎« La menace que représentent les ADF, par sa nature transnationale, idéologique et criminelle, appelle à une approche globale, intégrée et multisectorielle. Elle exige un engagement renouvelé en faveur de la gouvernance locale, de la cohésion communautaire, de la prévention de la radicalisation et de la protection civile », a-t-il ajouté.

Une menace persistante et multiforme

‎Actifs depuis plusieurs années dans la région de Beni et plus largement au Nord-Kivu, les ADF sont accusés de nombreuses exactions contre les populations civiles. Malgré les opérations militaires conjointes menées par les forces nationales et régionales, les attaques continuent d’alimenter un climat de peur et d’incertitude.

‎Face à cette situation, le forum provincial se veut un espace de concertation stratégique. Les participants devront notamment formuler des recommandations concrètes pour renforcer la coordination entre l’État, les communautés locales et les partenaires sécuritaires.

Refuser « la banalisation de la mort »

‎S’inscrivant dans la ligne du chef de l’État, Félix Tshisekedi, Aimé Boji a rappelé l’impératif moral et historique de mettre fin à la spirale de violences :

‎« Nous avons le devoir historique de refuser la banalisation de la mort, refuser la résignation, refuser que les populations continuent de vivre dans l’angoisse du lendemain. La paix n’est pas un slogan mais une conquête collective qui exige courage et unité », a-t-il ajouté.

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‎Un appel appuyé à la mobilisation générale, dans une province où la lassitude se mêle à l’espoir d’un changement durable.

‎« Nous n’avons pas droit à l’échec »
‎En clôturant son intervention, le président de l’Assemblée nationale a exhorté les participants à faire de cette rencontre un tournant décisif :

‎« Que ce forum ne soit pas un forum de plus mais le point de départ d’un sursaut de l’État, des communautés et de la Nation, car l’histoire jugera notre capacité à protéger notre peuple. Nous n’avons pas droit à l’échec », a-t-il conclu.

‎Au-delà des discours, les attentes de la population restent immenses. À Beni, ville symbole de résistance face à la violence, le défi est désormais de transformer les paroles en actions concrètes.

‎Rachel Kitsita

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