Le premier president de la cour de comptes a lancé, ce lundi 4 mai 2026, les travaux d’élaboration de son Plan stratégique 2026-2030. L’objectif est d’améliorer son efficacité et renforcer son rôle dans la surveillance de la gestion des deniers publics.
La cérémonie a connue la participation des magistrats, auditeurs, experts et partenaires techniques. Dans son intervention, Jimmy Munganga a insisté sur l’importance de ce document appelé à orienter durablement l’action de l’institution.
« Un plan stratégique est un guide, un outil d’orientation qui permet à l’institution de définir clairement ses objectifs, les résultats attendus ainsi que les mécanismes à mettre en œuvre pour les atteindre », a-t-il déclaré.
Ce nouveau plan stratégique devra permettre à la Cour des comptes d’améliorer la qualité de ses audits et de ses décisions, tout en consolidant son rôle dans la lutte contre la mauvaise gestion des finances publiques.
« La Cour doit être capable de rendre des arrêts pouvant contribuer à réduire sensiblement les pratiques qui compromettent la bonne gestion des finances publiques », a souligné le Premier président.
Des avancées ont déjà été enregistrées ces dernières années, notamment avec la mise en œuvre du contrôle juridictionnel et la production d’audits plus visibles.
« Pour la première fois depuis son existence, la Cour des comptes a rendu des arrêts dans le cadre du contrôle juridictionnel. Cela constitue une avancée majeure », a-t-il rappelé.

Les travaux en cours reposent sur une approche inclusive. Des consultations sont prévues avec les différents acteurs concernés, notamment les services internes de la Cour, les partenaires techniques, le Parlement, le gouvernement et la société civile.
Cette démarche vise à élaborer un plan réaliste et adapté aux besoins du pays, tout en respectant les standards internationaux en matière de contrôle des finances publiques.
« Un plan stratégique pertinent constitue un instrument fondamental de gouvernance. Il permet de clarifier la vision de l’institution, de rationaliser l’allocation des ressources et d’assurer la cohérence des interventions », a soutenu Jimmy Munganga.
Les activités se poursuivront jusqu’au 8 mai 2026 avec des ateliers et des échanges techniques destinés à définir les grandes orientations du futur plan.
À travers cette initiative, la Cour des comptes entend renforcer sa crédibilité et son efficacité, dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance restent des enjeux majeurs pour la République démocratique du Congo.
James Mushiya








