RDC: les chevalières de la plume lancent l’ACOFEPE ce week-end

L’Association des femmes journalistes de la presse écrite (ACOFEPE) fera sa sortie officielle le samedi 31 mars à la place Professeur émérite Malembe, à l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC). Le lancement se fera à 12 heures précises, devant plusieurs responsables académiques et de la corporation journalistique. Promouvoir les femmes journalistes de la presse écrite en les encourageant à occuper de postes à responsabilité au sein de rédactions, accorder la parole aux femmes et jeunes filles dans les reportages, tels sont les objectifs que poursuit cette Association sans but lucratif dirigée par Grace Ngykie.  Jusque-là, l’organisation regroupe une dizaine de journalistes femmes des organes de presse écrite privés et officiel. Maty Musau de Forum des As, Lucie Ngusie du journal Le Potentiel et Dorcas Somwe du journal Le Phare figurent parmi ses membres. D’après Elsa Indombe de l’Agence congolaise de presse (ACP), les femmes journalistes de la presse écrite sont déterminées de rompre avec l’image écornée d’exécutantes ou subalternes qui les colle généralement à la peau au sein de rédactions.  L’initiative de Grace Ngykie vient faciliter un certain équilibre au sein des organes de presse où les femmes sont souvent minoritaires. En République démocratique du Congo, selon les statistiques de 2017, il y a 571 organes de presse écrite parmi lesquels de quotidiens, hebdomadaires et mensuels. Le monitorage des médias fait quelques années passées par l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM) renseigne que le taux des femmes dans la presse écrite est de 19%. L’ACOFEPE encourage la méritocratie. Pour cela, elle  incite les femmes des médias à exercer différentes fonctions : secrétaire de rédaction, rédactrice en chef, directrice de rédaction, éditorialiste… Aujourd’hui, il est rare de rencontrer des femmes exerçant ces fonctions ou une caricaturiste. La promotion que l’ASBL fait ne s’arrêtera pas au niveau de rédactions. Ses responsables comptent stimuler les filles encore étudiantes à aimer la presse écrite qu’elles prennent pour une « bête noire », à devenir des chevalières de la plume. Selon Grace Ngykie, les étudiants notamment de l’IFASIC ne devront plus considérer la presse écrite comme une branche honnie.