RDC : L’ACAJ a documenté plus de 120 cas de kidnapping à Kinshasa

Au cours d’une conférence de presse ténue ce mardi 8 septembre à Kinshasa, l’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) a dit avoir documenté plus de 127 cas de kidnapping des personnes à travers des taxis communément appelés « Ketch » et des motos depuis 2017 jusqu’à ce jour à Kinshasa.

Selon maître Joséphine Mbela, chargée de plaidoyer au sein de l’ACAJ, les femmes et les jeunes filles sont enlevées à l’occasion de leurs déplacements à bord des taxis ou motos-taxis par des bandits à mains armées.

« Elles sont soit menacées à mort, torturées, blessées et étranglées pour lés obliger à remettre tous les effets de valeur avant d’être jetées généralement vers le fleuve Congo. Certaines ont été violées avant d’être abandonnées », a-t-elle fait savoir.

Elle a recommandé, à cet effet, au président de la République de veiller à ce que la protection de toutes les personnes et leur biens soit assurée, et en particulier celle des femmes et jeunes filles.

Par ailleurs, l’ACAJ a laissé entendre qu’elle disponilise en faveur des victimes de ce phénomène un numéro d’alerte que voici : +234847003793. Ce, afin de permettre aux victimes de signaler tout cas de kidnapping.

Prenant part à cette activité, la députée nationale Christelle Vuanga a plaidé pour la mise en place des mécanismes d’identification des chauffeurs taximens, motos-taxis et bus.

« Comme ailleurs, les chauffeurs taximans motos ou bus doivent avoir leur corporation, l’Ordre des chauffeurs pour permettre à chaque chauffeur d’avoir un numéro d’identité inscrit sur le permis de conduire et là ils peuvent dénoncer des cas des intrus dans le secteur », a-t-elle suggéré.

Le phénomène relatif à l’enlèvement des personnes à travers des taxis et motos-taxis bat son plein depuis quelques temps à Kinshasa. Majoritairement, les femmes ou filles sont kidnappées par des inconnus parfois armés. Ces derniers se font passer pour des taximens et passagers dans des taxis, en vue des biens de valeur aux paisibles citoyens.

Emery Yakamua