RDC-« Malversations financières » au sein de TRANSCO : Le « Congo n’est pas à vendre » pour l’ouverture d’une enquête afin de sanctionner les auteurs de ces actes

À travers un communiqué parvenu lundi 5 octobre à la rédaction d’Actu30.cd, la campagne « Le Congo n’est pas à vendre » apporte son soutien au rapport de l’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP), dénonçant des « malversations financières » au sein de la société Transport du Congo (TRANSCO). Le CNPAV appelle, de ce fait, la justice congolaise à faire toute la lumière sur ce dossier.

Selon le CNPAV, dans son rapport, l’ODEP documente et prouve qu’il y a eu détournement des subventions du gouvernement et des recettes de cette société par son directeur administratif et financier.

Il s’agit là, selon cette organisation de la société civile, des détournements des
subventions, du carburant, des recettes mobilisées par la société, des recettes publicitaires, ainsi que la constitution des caisses parallèles ».

En outre, le CNPAV met en évidence le non-respect des procédures dans la passation des marchés publics par le directeur général suspendu qui, explique-t-il, a conduit à plusieurs irrégularités au sein de TRANSCO.

« Cette analyse est d’autant plus confirmée par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics qui évoque 67% des marchés passés en violation des lois relatives aux marchés publics », soutient le CNPAV.

Par ailleurs, il dit soutenir la démarche de l’ODEP qui « vise à dénoncer les détournements de fonds à la TRANSCO auprès de la justice, afin qu’une enquête soit ouverte et que les coupables de ces actes qui mettent en danger l’avenir de la dite société, ainsi que celui des milliers de congolais, puissent subir la rigueur de la loi ».

Dans un rapport publié au mois de septembre dernier, l’ODEP a dénoncé des malversations financières au sein de TRANSCO. Il a appelé à des poursuites contre les auteurs de ces actes de détournement. Le jeudi dernier, cette organisation a déposé une dénonciation contenant 130 pièces à conviction au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Matete, afin de pousser la justice à poursuivre les auteurs des magouilles financières au sein de TRANSCO.

Emery Yakamua