Kasaï Central : La justice appelée à punir sévèrement les auteurs des violences contre les femmes et les filles

La communauté internationale lance, le 25 novembre de chaque année, les 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme. Cela, dans le cadre de la journée internationale de l’élimination des violences sexuelles à l’égard des femmes, proclamée par les Nations-Unies.


Au Kasai central, la situation de violences sexuelles et celles basées sur le genre est préoccupante et constitue un véritable fléau.

D’après les structures de défense des droits de la femme, notamment l’ONG Femme Main dans la Main pour le Développement du Kasaï (FMMDK), les femmes et les filles sont en majorité victimes premières de ces actes ignobles, accentués par le phénomène Kamwina Nsapu entre 2016 et 2017.

« Cette situation, on le sait, a été aggravée par le conflit armé de triste mémoire. Les miliciens et groupes armés ne sont plus là, mais plusieurs cas de violences sexuelles continuent d’être enregistrés à un rythme totalement alarmant non seulement en ville mais dans tous les territoires de la province », fait savoir Nathalie Kambala, numéro un de cette structure, dans une déclaration parvenue à Actu30.cd ce jeudi.

De ces plusieurs cas de violations rapportés, un grand nombre implique les services spécialisés censés protégés les victimes. Sur les 100% des violations, 97% sont celles liées aux droits de la femme, rapporte cette ONG.

De ce tableau sombre, l’ONG (FMMDK) déplore la lenteur observée dans le traitement des dossiers des violences sexuelles au niveau des instances judiciaires, où la plupart de magistrats procèdent aux arrangements à l’amiable avec les auteurs sans condamnations.

Dans cette optique, cette structure de la société civile invite les Cours et Tribunaux du Kasaï Central à traiter sévèrement et sans complaisance tous les dossiers des auteurs des violences sexuelles et celles basées.

« Ces actes sont encouragés par certains services spécialisés qui se contentent d’exiger les amendes transactionnelles. Nous demandons aux autorités judiciaires de prendre conscience de ce fléau afin de redorer le blason terni de la femme, en punissant tous les bourreaux », ajoute-t-elle.

Il faut signaler que le Kasaï Central dispose des instruments juridiques portant abolition des us et coutumes à l’égard de la femme et ceux portant prise en charge scolaire des femmes et filles victimes des violences sexuelles. Cependant, ils souffrent d’application.

Mwambilayi/Kananga

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